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jeudi 20 août 2009

Jason Bradford, Willits, California

Je présente aussi souvent que possible la bande annonce du film Escape from Suburbia (la suite de End of Suburbia) qui montre la prise de conscience de la communauté de Willits en Californie face à l'arrivée du pic pétrolier. Une galerie de personnages irrésistibles.



Pour moi, Willits est, à plusieurs points de vue, une des communautés de transition les plus avancées. Mais ce n'est pas une initiative de Transition... L'initiateur de ce mouvement communautaire est Jason Bradford, docteur en biologie évolutive. Il raconte son cheminement dans Outpost Guide, Willits Chapter de mars 2005 que j'ai traduit (document pdf ici).

Richard Heinberg du Post-Carbon Institute a remarqué cette initiative. Il a également eu un impact décisif sur Rob Hopkins, alors que celui-ci enseignait à Kinsale en Irlande, qui allait devenir le fondateur des Transition Towns.

Il semble que les responsables de l'éveil de Willits au pic pétrolier aient été invités à exposer leur façon de faire à Kinsale: Brian Weller de Willits est allé y faire une présentation. Qui a pris quoi à qui? Impossible de le savoir. Mais Jason Bradford, dans la correspondance que j'ai eue avec lui, ne semblait pas amer. L'idée était dans l'air et, en bon scientifique, il sait que les uns construisent sur le travail des autres. D'ailleurs, dans son Message aux presque convertis, il invite les gens à se joindre au mouvement de Transition.

Le Post-Carbon Institute appuie maintenant les initiatives de Transition... auxquelles Richard Heinberg tente maintenant d'insuffler un sentiment d'urgence. Mais ça c'est une autre histoire...

lundi 16 mars 2009

Nouvel emballage

Un nouveau titre et une nouvelle ambiance pour mon site. La précédente incarnation mettait de l'avant les mots « développement responsable ». Ce choix reflétait le besoin de prendre mes distances par rapport à l'usage que faisaient les pouvoirs publics et économiques des mots « développement durable »: en somme, le même développement qu'avant, mais en faisant un peu plus attention à l'environnement — si ça ne coûte pas trop cher...

L'habitation constitue un domaine important, certes, mais qu'en est-il de l'eau, de la nourriture, des transports, de la société, et cætera? Je ne pouvais m'empêcher d'aborder ces questions dans mon livre sur l'habitation responsable et sur mon site puisque toutes ces questions sont liées.

Le nouvel emballage ne représente donc pas un changement de cap ou l'abandon des questions liées à l'habitation, mais plutôt le désir d'un cadre plus global et plus intégré.

En réalité, le seul développement qui m'intéresse est le développement humain, lequel est sérieusement menacé par les multiples crises qui déferlent sur la planète. Elles touchent la Nature, l'humanité et ses institutions. Chacune de ces crises est complexe et, par surcroît, entretient des relations complexes avec toutes les autres.

Prendre conscience de ces menaces peut être décourageant ou même terrifiant si l'on ne sait pas quoi faire au-delà des « 50 gestes verts pour la sauver la planète ». On sent qu'il faudrait bien plus que de se conformer à ce slogan insignifiant. Mais quoi? Comment? Et qu'attendent les « décideurs »?

À l'automne 2006, mon amie Andrée Mathieu m'a fait découvrir The Natural Step, un puissant outil conçu pour encadrer les démarches d'entreprises et de collectivités vers le développement durable. Il existe donc des cadres pour aborder toutes ces questions d'une façon intégrée et cohérente.

Au même moment, je découvrais sur le site Treehugger les initiatives de communautés britanniques appelées Transition Towns. L'essor rapide de ce mouvement et son approche pragmatique m'intéressent énormément. Ses instigateurs n'attendent pas de financement ni que les « décideurs » soient enfin convaincus de la nécessité d'agir avant de passer à l'action!

Le site du fondateur du mouvement (en anglais) permet, entre autres, de suivre son évolution dans le monde.

The Transition Handbook, est disponible sur le wiki Appropedia.

Il y a aussi cet autre wiki riche en ressources.

Le monde francophone ne sera pas en reste s'il n'en tient qu'à Bernard Lebleu et à ses alliés de langue française. Le site qu'ils ont développé s'étoffera rapidement.

samedi 31 janvier 2009

Planimage #61

Le magazine Planimage m'a invité à rédiger un article pour son numéro portant sur les multilogements. La SCHL propose plusieurs ressources sur le sujet dans le cadre de son programme en faveur des communautés durables. Étant donné que leurs liens Internet son assez longs, j'ai offert, comme aux lecteurs de mon livre, une liste de ressources qui les conduira directement aux bons endroits.

Le site de la SCHL est divisé en deux grandes sections: une pour les particuliers et l'autre pour les professionnels. Avant d'aller dans le section des professionnels, ce document pdf pour le grand public sur le choix d'un quartier durable, constitue un excellent guide pour le choix de l'emplacement.

Ensuite, le document pdf sur l'aménagement de communautés durables constitue un survol de ce qu'il faut considérer au moment de la conception. Les nos de produits à cinq chiffres — 6XXXX — peuvent être tapés dans la case de recherche du site de la SCHL ce qui vous conduira directement à chacun des documents mentionnés. Notez que malgré les « paniers d'achats », la plupart des documents peuvent être téléchargés sans frais.

Ce lien vous conduira au portail du volet destiné aux professionnels (si vous initiez un projet de multilogements dans votre communauté, vous en êtes). Les documents principaux y sont clairement décrits et il vous sera possible de rayonner à partir de là.

samedi 18 octobre 2008

Conférence donnée au Projet Écosphère

Belle surprise au Lac Brome le 27 septembre où j'ai eu le plaisir d'être invité à donner une conférence dans le cadre de l'événement Projet Écosphère. Le site était magnifique et l'ambiance apaisante. Les visiteurs étaient visiblement très intéressés par la profusion de ressources disponibles et de nombreux liens se sont tissés. Un véritable succès !

Le chapiteau qui m'était alloué débordait littéralement (on parle du record d'assistance aux conférences). Pourtant, je ne suis pas une célébrité et la seule chose qui ait pu attirer autant de monde était la description fournie sur le site et dans le programme de l'événement :

Penser sa maison verte
Sauter aux conclusions n'est jamais une bonne chose. Et choisir en fonction de la mode n'est pas une bonne idée pour une habitation où l'on vivra, souhaitons-le, pendant plusieurs décennies. Alors, quels principes fondamentaux faut-il respecter ? Comment devrait-on s'y prendre ? Et, surtout, par où faut-il commencer ?

Avec un sujet aussi abstrait, j'aurais été content d'offrir ce que j'avais préparé à une douzaine de personnes. Mais j'ai sous-estimé l'occasion et, à l'évidence, beaucoup de gens sont prêts à prendre le temps de réfléchir et endossent déjà les positions que je propose dans mon livre. Les questions de l'auditoire le prouvaient par leur pertinence et leur qualité. J'irai plus loin quand une autre occasion se présentera.

Projet Écosphère se propose de mettre en ligne certaines des présentations, dont la mienne. À suivre...

Projet écosphère

dimanche 7 septembre 2008

Le «Living Building Challenge» mentionné au chapitre 11

La nouvelle version (1.3) de la norme Living Building est disponible en ligne depuis le mois dernier (document pdf).

mercredi 9 janvier 2008

Transumérisme

Cette chronique publiée sur Agent Solo est un extrait, légèrement remanié, de mon livre à paraître sur l’habitation responsable. Il figure dans un chapitre qui traite des courants et des technologies qui influenceront notre façon de bâtir. La conclusion de l’extrait souligne l’impact de la tendance transumériste sur la taille des maisons.

Mais le texte évoque également le concept de dématérialisation de l’économie. L’origine de ce concept est attribuée par Paul Hawken, dans The Ecology of Commerce, à Buckminster Fuller qui observe que les progrès technologiques et l’optimisation des procédés devraient conduire à la satisfaction des besoins d’un nombre d’humains sans cesse croissant en utilisant de moins en moins de matériaux et d’énergie. La miniaturisation, l’informatisation et l’Internet sont des exemples de moyens qui permettent de faire plus avec moins. Cet article en anglais explique bien de quoi il s’agit.

La dématérialisation de l’économie peut aller encore plus loin. Quel est le besoin que je cherche à satisfaire ? Quelle serait la meilleure façon de satisfaire ce besoin ? Dois-je posséder ce qui satisfait ce besoin ? Ce que nous voulons, c’est la satisfaction d’un besoin, le service que quelque chose peut nous rendre. La propriété de cette chose n’est pas essentielle. Mais cette approche heurte de front le paradigme de la propriété individuelle. L’économie est biaisée en faveur de la propriété. Si vous louez presque tout, quels sont vos actifs ? Combien valez-vous ?

Une plus grande dématérialisation et la prospérité économique sont-elles donc incompatibles ? Non. C’est cette question que Hunter Lovins, Amory Lovins et Paul Hawken ont abordée dans Natural Capitalism. Un excellent article de l’Encyclopédie de l’Agora, francophone, gratuite et en ligne résume bien leurs conclusions.

dimanche 16 décembre 2007

Idée de cadeau

Que peut-on offrir à quelqu’un qui déteste la consommation ? À Noël dernier, j’ai reçu le livre Worldchanging : A User’s Guide for the 21st Century (Abrams, 2006). Une merveille de 600 pages dirigée par Alex Steffen avec des contributions d’une foule de rédacteurs chevronnés.

Les thèmes abordés sont introduits par un état de la situation lucide et sans complaisance. Suivent des outils et des solutions concrètes qui sont autant d’appels à l’action. Je l’ai dévoré et je suis ressorti de cette lecture avec le désir d’insister davantage sur les aspects positifs de la crise que nous abordons. Il existe tant de solutions encore inconnues…

Et voilà que les Éditions de la Martinière publient la version française ! Je ne l’ai pas lue et ne peux donc pas me prononcer sur la qualité de l’adaptation, mais David l’Hôte en dit le plus grand bien sur le blog deformat.

vendredi 14 décembre 2007

Treehugger

Je confesse une certaine dépendance au blog de treehugger. Faisons-nous face à de graves problèmes ? Oui.

Existe-t-il des solutions ? Oui, et le site en regorge.

Les commentaires des lecteurs valent souvent le détour pour leur sagesse ou leur expertise parfois très pointue.